L'espace d'un an
Décidément, cette année est compliquée côté lecture et j’ai mis bien trop de temps à lire ce livre. Aucun mystère : je me suis remis à passer plus de temps sur l’ordinateur pour geeker, et à consulter beaucoup de ressources sur différents sujets. Forcément, ça laisse moins de place pour le reste.
Mais j’ai enfin terminé L’Espace d’un an et c’était un excellent moment. J’ai découvert Becky Chambers via ses histoires de Moine et de Robot, deux lectures assez agréables, mais qui ne permettent pas vraiment entrevoir tous les talents de l’autrice.
J’ai donc embarqué sur Le Voyageur en compagnie d’un équipage hétéroclite et passionnant. Rien à redire sur l’écriture elle-même : c’est fluide et efficace, sans artifices inutiles. L’inventivité déployée m’a beaucoup impressionné : cet univers est vaste et regorge d’espèces et de trouvailles variées. C’est vraiment agréable de découvrir les diverses sociétés, leurs cultures, leurs règles sociales et la manière dont elles interagissent. Je retrouve la patte de Chambers pour l’écriture fine des personnages, on voit qu’elle a pensé chaque détail.
L’absence de fil conducteur global peut sembler étrange : j’ai l’habitude de récits avec une direction plus marquée. Ici on se laisse aller avec l’équipage au gré de rencontres et situations qui s’enchainent très bien, mais sans lien évident. C’est en fin de compte assez plaisant, le récit construisant peu d’attentes/suspens (exception faite de la mission finale annoncée depuis longtemps). Quelques passages peuvent amener une tension haletante, mais ce n’est pas l’essentiel du roman. Je me suis retrouvé à ouvrir le livre chaque jour sans me dire « comment cette situation va-t-elle finir ? », juste pour reprendre le voyage sans expectation ni appréhension particulière, pour le simple plaisir de la découverte.
Je peux également comprendre pourquoi, pour des raisons similaires au diptyque moine/robot, on peut passer à côté du roman. Et si certains retours (heureusement rares) se plaignent du côté lumineux, humaniste et positif de ces œuvres, j’y trouve pour ma part des évasions différentes et agréables, surtout par les temps qui courent.
Malgré l’envie, je ne vais pas me jeter dans la suite dès maintenant. Trop de bouquins attendent patiemment que je m’y attèle (j’envisage d’organiser des Hunger Games entre eux, histoire de faciliter le choix…). Mais le rendez-vous est pris pour le tome 2 !
